Bruno Curet 

Artiste peintre – Painter


 

« Vagabondage dans mes créations inspirées par ma vie à Tahiti pour voyager les yeux ouverts. »

Bruno Curet arrive en 1980 à Tahiti pour une « deuxième naissance », poussé par la découverte d’un monde « Pacifique » où l’on sait encore donner du temps au temps. Autodidacte, il découvre, jeune, la technique de la pyrogravure et la fait évoluer maintenant depuis près de 40 ans dans la douceur de la vie tropicale.

Bora Bora, encore sauvage, l’accueille pendant près de 15 ans. C’est le choc. Resté plusieurs années silencieux artistiquement, il s’imprègne en douceur de cette culture, de cette nature omniprésente, de ces « gens », de ces couleurs, des parfums, du vent, des courbes sensuelles de ce monde définitivement féminin… Petit à petit, il retrouve cette envie de décrire, de transmettre sa vision à travers sa passion du dessin. Son « tatouage » restera intérieur et ses créations en seront le reflet.

Sur cette île, il ouvrira une galerie d’art, une expérience courte mais enrichissante, qui deviendra une magnifique vitrine, ouverte au monde où il développera, en « aveugle » et sans repère cette technique si particulière. Klimt et Hundertwasser passeront par là, en y laissant leurs empreintes.

Tahiti devient ensuite son espace de vie. Il commence une collaboration fructueuse avec la galerie Winkler à travers de nombreuses expositions ayant des thèmes différents comme le temps, la puissance des signes, ô, magik, la petite voix de K, le chant du vent et la petite dernière, Japan spirit… petites apparitions à Paris, St Paul de Vence, Sydney, New York, Hawaii.

Son expression évoluera vite en s’enrichissant de nouvelles techniques (peinture à l’aérographe, gravure, sculpture et autres) et de nouvelles matières (perle, nacre, enduit, collage de papier…) . Autant de portes qui s’ouvrent sur de nouveaux espaces qu’il faut explorer et ainsi lui permettre de continuer son vagabondage artistique sans limite.

La femme, omniprésente comme une obsession dévorante, concentre souvent toute la sensibilité de son monde artistique. Elle n’apparaît pas comme un « objet sexuel ». Ses courbes, ses formes, ses cheveux, ses attitudes sont les sources d’une inspiration inépuisable, autant de questions que cet « être différent » nous pose dans une explosion de couleurs improbables. Elle s’expose, sans pudeur à la douceur du « chant du vent » et au parfum, avec leurs peaux ambrées à peine voilées… Ce monde « féminin » en agace certains…  La « thérapie » suit son cours… Il en sourit.

Son oncle a vécu toute sa vie de prêtre-ouvrier au « Nickel » en syndicaliste redoutable et il lui racontait son « pays adoptif ». Aujourd’hui, exposer ici, est, pour l’artiste, une façon de rendre hommage à cet homme exceptionnel, tellement fier d’appartenir aux « gens du Pacifique » qui l’ont accueilli.

« Mélangeons nos cultures pour une pensée en relief ».

 

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